4eme dimanche du temps ordinaire

Lectures : Jr1,1.4-5.17-19 : Ps 70,5-8.15.17.19 : l Co 12,31-13,13: Lc 4,21-30:
38,1.8-11

Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (Luc 4, 21-30)

Dans la synagogue de Nazareth, après la lecture du livre d’Isaïe, Jésus déclara : « Cette Écriture que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit. »

Tous lui rendaient témoignage ; et ils s’étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche. Ils se disaient :
« N’est-il pas le fils de Joseph ! »
Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : ‘Médecin, guéris-toi toi-même. Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton pays !’  »

Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète n’est bien    accueilli    dans    son    pays.
En toute vérité, je vous le déclare : Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie n’a été envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays  de Sidon.
Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; pourtant aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien.  »

A ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas.

Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

Des rives de la Galilée à la Paris, nous sont parvenus, par une multitude de témoins, les paroles et les actes de Jésus.

Paroles douces et pleines de mansuétude, quoi qu’exigeantes.

Actes de  miséricorde et de pardon.

Notre civilisation en a recueilli les plus beaux fruits. D’intelligence et d’affection, de justice et de paix. Et ce, parce que des témoins du Christ ont fait leurS, au cours des siècles, les exhortations et l’exemple du Christ : mandatum novum do vobis. « Je vous donne un commandement nouveau ». C’est la prière murmurée à l’oreille d’un enfant par sa mère, le témoignage de tendresse d’un père, la sainteté rayonnante d’un chrétien.

Nos cours de récréation, nos forums, nos carrefours résonnent encore de ce chant d’amour. Mais demain, qu’en restera-t-il ?

Sans doute une culture ne perd pas si aisément ses fondements. Il n’en demeure pas moins vrai que des attitudes, des tendances lourdes se profilent qui augurent d’une perte regrettable.

Il nous revient, en tant que chrétiens, de perpétuer les paroles et les actes de Jésus, pour que raison ne se perde, pour que la foi en la promesse de Dieu à cette terre que signe le sang de Jésus sur la croix, ne s’étiole et ne vienne à disparaître.

S’il n’est pas toujours aisé de rendre témoignage de sa foi – des expériences de refus émaillent notre vie, au bureau, parmi nos amis, dans nos foyers mêmes- il n’en demeure pas moins urgent de nous ressaisir. Il nous faut être formés et informés. Informés, par nos lectures, les enseignements suivis, la discussion. Formés, nous le sommes par l’eucharistie dominicale. A l’invitation de notre archevêque, chaque paroisse parisienne se réunit cette année lors d’assemblées dominicales pour retrouver le sens de la mission que nous donne le Christ à l’issue de chaque messe : « Allez ! » Une invitation à ne pas garder pour nous le trésor que nos mains, nos lèvres ont reçu.

Le dimanche 14 février, la messe de 15 h nous permettra : de nous former dans l’Eucharistie, d’entendre les témoignages de quelques uns des paroissiens sur l’importance de l’Eucharistie dans leur vie, de recevoir un enseignement sur l’Eucharistie et notre mission. Voir le programme précis.

Père Jaques Ollier