FIP 17 janvier 2010 – 2e dimanche du temps ordinaire

Lectures : Is 62.1-5 ; Ps 95.1-3.7-10 ; l Co 12.4-11 ; Jn 2.1-12

Les noces de Cana (Jn 2, 1-11)

Il y avait un mariage à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples.
Or, on manqua de vin ; la mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. »
Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. » Sa mère dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira. »
Or, il y avait là six cuves de pierre pour les ablutions rituelles des Juifs ; chacune contenait environ cent litres.
Jésus dit aux serviteurs : « Remplissez d’eau les cuves. » Et ils les remplirent jusqu’au bord.
Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent.
Le maître du repas goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais les serviteurs le savaient, eux qui avaient puisé l’eau.
Alors le maître du repas interpelle le marié et lui dit :
« Tout le monde sert le bon vin en premier, et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. »
Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit.

C’était à Cana en Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.

De l’Épiphanie à Cana

Le soir de l’Épiphanie, à l’office des Vêpres, l’antienne chantée avant le Magnificat déclame : « Nous célébrons trois mystères en ce jour : aujourd’hui l’étoile a conduit les mages vers la crèche ; aujourd’hui l’eau fut changée en vin aux noces de Cana ; aujourd’hui le Christ a été baptisé par Jean dans le Jourdain pour nous sauver, alléluia ».

Ce jour-là, la liturgie de l’Église unissait trois événements de la vie du Christ comme une seule épiphanie, une seule manifestation divine qui se déploie en trois actes, au long de trois dimanches qui passent du temps de Noël au temps ordinaire. Cette immense épiphanie est d’abord projetée vers l’extérieur avec la visite des mages venus d’Orient (sont-ils païens ?) ; puis avec le baptême de Jésus, elle insère la vie divine dans les êtres prêts à accueillir la Sainte Trinité à l’intime de leur cœur ; enfin elle fait entrer les hommes dans l’alliance nouvelle avec le vin des noces éternelles célébrées à Cana de Galilée.

« Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » (Jn 2,11). Toute la vie du Christ devrait être lue comme une multitude d’épiphanies, une profusion de révélations que Dieu nous apporte en Jésus : Les enseignements et les miracles du Christ sont des signes tangibles de la présence de l’Emmanuel, Dieu parmi nous ; ils nous introduisent au mystère pascal et nous associent à la mort et à la résurrection du Seigneur. C’est ce que l’Évangile de Luc nous enseignera dimanche après dimanche au cours de cette année A.

Aujourd’hui encore, le Père continue à nous recréer en son Fils dans l’Esprit Saint et nous devons chercher les signes de la présence de Dieu en nos vies quotidiennes, à travers ses clins d’œil providentiels et l’attention à sa Parole dans le silence de la prière. Les sacrements que nous recevons nous font aussi communier à ces épiphanies divines : au Jourdain le Christ nous plonge avec lui dans le baptême, à Cana il vient à notre rencontre dans le mariage et l’eucharistie avec Marie sa mère.

Père Yvan Maréchal

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Carnet paroissial

Ont été baptisés : Balthazar LAINE, Octave COUDRY, Éloïse LE MAIRE

Calendrier de la semaine

  • Mercredi 20 janvier, 20h45-22h15 : ABBA, veillée de prière
  • Jeudi 21 janvier, 20h30 : Dei Verbum

Annonces

17 janvier 2010 : Quête pour les séminaires

Une centaine de séminaristes sont en formation pour les diocèses de Créteil, Nanterre, Paris et Saint-Denis. Les charges liées à leur formation sont lourdes.
La semaine d’un séminariste revient à près de 400 euros, soit 57 euros par jour.
En cette année sacerdotale votre générosité est plus que jamais indispensable : les séminaristes ne vivent que grâce à vos dons.
Envoyez vos dons à l’OEuvre des Vocations 15, rue des Ursins – 75004 Paris

Vous pouvez aussi faire un don en ligne : www.mavocation.org
Un reçu fiscal vous sera adressé.

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Révision de la loi de la Bioéthique :

« La recherche sur l’embryon », Cellule de Réflexion du diocèse

L’usage des cellules souches est préconisé pour remplacer les tissus lésés dans les maladies dégénératives (Maladie d’Alzheimer, infarctus, diabète..).

Les cellules souches « pluripotentes », ont la capacité de se multiplier en donnant différents types cellulaires (peau, foie, cellules sanguines, etc).

Il existe quatre types de cellules souches :

  • Les cellules adultes présentes dans tous les tissus, en particulier dans la moelle osseuse,
  • Les cellules issues du sang de cordon ombilical,
  • Des cellules adultes induites (dites IPS) qui sont obtenues à partir des cellules humaines adultes « reprogrammées » pour retrouver leur pluripotence d’origine.
  • Des cellules issues d’embryons humains.

Des problèmes éthiques sont posés par les utilisations des cellules d’embryons humains.

  • Elles entraînent toujours la mort de l’embryon.
  • L’embryon est alors considéré comme un matériel de laboratoire.
  • Il s’agit de l’instrumentalisation du vivant.
  • On introduit ainsi la notion d’un seuil d’humanité, en deçà duquel la vie humaine n’aurait pas de valeur, en instaurant une discrimination entre les vivants.

La première loi de bioéthique votée en 1994 interdisait toute recherche sur l’embryon qui ne serait pas en rapport avec l’intérêt de celui–ci. La première révision de cette loi, survenue le 6 août 2004, maintenait le principe de l’indisponibilité de l’embryon humain, mais introduisait une exception à l’interdiction sous deux conditions : un progrès thérapeutique majeur ; pas d’autre alternative d’efficacité identique.

La question posée aujourd’hui par la révision de loi bioéthique est : doit-on lever l’interdiction de recherche sur l’embryon, maintenir le statu quo ou revenir à l’interdiction totale ?

Les promesses de guérison des maladies dégénératives grâce à des cellules souches issues d’embryons n’ont pas été à la hauteur des espérances. Aucune application clinique n’est actuellement effective. Si des annonces font naître des espoirs de traitements issus de cellules souches embryonnaires, ils doivent encore faire leurs preuves chez l’homme quand à leur efficacité et à leur innocuité immunologique. En revanche, les cellules souches adultes et les cellules souches issues du cordon ombilical, qui ne posent aucun problème éthique, ont déjà donné des résultats thérapeutiques dans de nombreuses maladies.

En outre, les recherches s’orientent vers la possibilité de reprogrammer des cellules somatiques (peau) : on peut ainsi obtenir des cellules ayant des propriétés voisines des cellules souches embryonnaires sans poser les problèmes éthiques graves du clonage thérapeutique par transfert de noyaux.

Pour en savoir plus : www.bioethique.catholique.fr