Révision de la loi de Bioéthique : réflexion

L’Assistance médicale à la Procréation et Anonymat du don de Gamètes, par la Cellule de Réflexion du Diocèse

« Les techniques d’Assistance Médicale à la Procréation (AMP) sont proposées pour répondre à des situations de stérilité, sources de souffrance pour les couples. Aujourd’hui, 2,4% des enfants sont issus d’AMP en France.

A l’occasion de la révision des lois de bioéthique, deux questions sont débattues : l’extension de l’accès à l’AMP à des personnes seules ou des couples de même sexe, et la levée de l’anonymat des donneurs de gamètes.

Les problèmes éthiques posés par l’AMP :

  • Les distorsions de la relation procréatrice : la substitution d’un acte médical à l’acte conjugal. La confusion introduite dans les liens conjugaux et de filiation dans une AMP avec tiers donneur.
  • L’instrumentalisation de l’embryon : les fécondations in vitro incluent le tri embryonnaire avant implantation, la congélation, la destruction ou l’abandon d’embryons, certains étant récupérés comme objets de recherche.
  • le Conseil d’Etat déconseille l’ouverture de l’accès à l’AMP à une femme seule ou à des couples de femmes car « il s’agirait de « créer » délibérément un enfant sans père, ce qui ne peut être considéré comme l’intérêt de l’enfant à naître ».

Des alternatives sont possibles : la prévention de la stérilité à travers des comportements responsables, une intervention chirurgicale, un traitement hormonal, l’utilisation d’une méthode d’auto-observation dite « naturelle » fournissant une connaissance plus précise des périodes fertiles.

L’essentiel n’est-il pas de maintenir un regard juste sur la relation conjugale et sur l’enfant au-delà des possibilités techniques? La procréation humaine est-elle le fruit d’un « projet parental » idéal, ou s’inscrit-elle dans l’unité corporelle et spirituelle de la femme, de l’homme et de l’enfant ? Quand le désir d’enfant devient une exigence, l’enfant est-il aimé pour lui-même ? Pour les croyants, l’enjeu est de coopérer comme serviteurs et non comme maîtres, à l’œuvre de l’Amour Créateur.

Pour en savoir plus : www.bioethique.catholique.fr