11 avril 2010 : 2e dimanche de Pâques

Lectures : Ac 5,12-16 : Ps 117,1-4.22-27.29 : Ap 1,9-11a.12-13.17-19, Jn 20,19-31

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Chap.20 , 19-31)

« C’était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous !
Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.
Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »
Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus.»
Or, l’un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l’endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous !     »
Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. »
Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas mis par écrit dans ce livre.
Mais ceux-là y ont été mis afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom. »

In albis deponendis

Deuxième dimanche de Pâques, dit in albis deponendis. Au quatrième siècle, les néophytes baptisés durant la vigile quittaient leur vêtement blanc pour rejoindre l’assemblée. Nous les accompagnons sur leur chemin de lumière, en les gardant dans notre prière et notre attention.

Nous les garderons en quittant nous aussi nos assurances incertaines, nos doutes, à l’invitation du Seigneur aujourd’hui : « cesse d’être incrédule, deviens croyant ! »  Nous le croirons parce qu’il dit la vérité. Nous le croirons parce qu’il a condescendu à se livrer à l’analyse de ses plaies par celui qui ne croyait pas, l’un des douze. Nous le croirons parce qu’il a fait jaillir de l’incrédule la plus belle des confessions de foi de l’évangile : « Mon Seigneur et mon Dieu ».

Thomas « voit et touche l’homme, mais il confesse sa foi en Dieu, qu’il ne voit ni ne touche. Mais ce qu’il voit et touche le pousse à croire en ce que, jusqu’alors, il avait douté » (saint Augustin, In Iohann. 121, 5). Quelle plus belle espérance pourrions-nous avoir. Pour nous, nos défunts, nos enfants, nos petits enfants. Approchons nous du corps du Christ qui est l’Église. De ses cicatrices sourdent la grâce,  la paix.

P. Jacques Ollier