25 avril 2010 : 4e dimanche de Pâques

Lectures : Ac 13, 14.43-52 : Ps 99, 1-2.3-5 : Ap 7.914b-17 : Jn 10.27-30

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (10. 27-30)

« Jésus avait dit aux Juifs : « Je suis le Bon Pasteur (le vrai berger). » Il leur dit encore : « Mes brebis écoutent  ma voix ; moi je les connais, et elles me suivent.

Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, personne ne les arrachera de ma main.

Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut rien arracher de la main du Père.

Le Père et moi, nous sommes UN. »

Tu es mon berger

Mièvre et démodée, l’image du berger ? Serions-nous voués à n’être que des brebis bêlantes (de toutes façons  destinées à la boucherie) ?

Revenons aux sources : l’image du Pasteur appartient à l’art chrétien en ses premiers commencements. C’est  sous la forme d’un jeune berger, tenant sur ses épaules une petite brebis, au milieu de tout un cadre joyeux et verdoyant, que dès le temps des catacombes, on représentait le salut universel et le renouvellement du monde apporté par la venue en notre chair du Fils de Dieu. Quelle puissance sereine se dégage de la figure de ce Dieu prenant en charge nos destinées. Actualisation de l’admirable Psaume 23 :

« Le Seigneur est mon berger.
Près des eaux du repos, il me mène.
Même si je marche dans un ravin d’ombre et de mort,
Ton bâton, ta houlette sont là qui me réconfortent ».

Les quelques versets de saint Jean offerts aujourd’hui à notre méditation nourrissent notre foi et notre  espérance.

· « Je connais mes brebis ». Au premier abord, cette affirmation nous fait peut-être peur : nous souhaiterions   conserver un « jardin secret » fermé à tous. Mais le Christ ne nous connaît pas comme un juge implacable, à l’affût de nos moindres défaillances mais comme le sauveur de la condition de misère dont il veut nous tirer, fût-ce au prix de sa vie. Il porte sa brebis comme Il porte sa croix.

· « Personne ne les arrachera de ma main » : Les forces hostiles paraissent omniprésentes. Auront-elles la  victoire ? Des prophètes de malheur depuis deux mille ans, annoncent, génération après génération, l’inévitable déclin du christianisme, qui malgré eux ne va pas si mal… Celui qui nous porte sur ses épaules est plus fort que ceux qui veulent nous écraser.

Père Emmanuel DUFRESNE