Toussaint 2010

Lectures :

  • dimanche 24 otobre : Si 35, 12-14.16-18 ; Ps 33, 2-3.16.18.19.23 ; 2 Tm 4, 6-8 ;16-18, 2 ; Lc 18, 1-8
  • dimanche 31 octobre : Sg 11-23–12,; Ps 144, 1-2.8- 11.13-14; 2 Th 1, 11, 2, 2 ; Lc 19, 1-10
  • fête de la Toussaint : Ap 7, 2-4.9-14; Ps 23, 1-6 ; 1 Jn 3, 1-3, 2 ; Mt 5, 1-12a

Du livre de l’Apocalypse

Après cela, j’ai vu une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, races, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, en vêtements blancs, avec des palmes à la main.

Et ils proclamaient d’une voix forte : « Le salut est donné par notre Dieu, lui qui siège sur le Trône, et par l’Agneau ! »

Tous les anges qui se tenaient en cercle autour du Trône, autour des Anciens et des quatre Vivants, se prosternèrent devant le Trône, la face contre terre, pour adorer Dieu.

Et ils disaient : « Amen ! Louange, gloire, sagesse et action de grâce, honneur, puissance et force à notre Dieu, pour les siècles des siècles ! Amen ! »

L’un des Anciens prit alors la parole et me dit : « Tous ces gens vêtus de blanc, qui sont-ils, et d’où viennent-ils ? »

Je lui répondis : « C’est toi qui le sais, mon  seigneur. » Il reprit : « Ils viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs vêtements, ils les ont purifiés dans le sang de l’Agneau. »

J’ai vu une foule immense que nul ne pouvait dénombrer

Les jours diminuant, les rayons du soleil faiblissant, une végétation se rétractant… ont contribué à la qualification malheureuse de la Toussaint et de la mémoire des fidèles défunts. Or la liturgie, une fois de plus, est bonne pédagogue. La préface de la Toussaint nous livre le sens de ce que nous célébrons : « Nous fêtons aujourd’hui la cité du ciel, notre mère la Jérusalem d’en-haut ; c’est là que nos frères les saints, déjà rassemblés chantent sans fin ta louange. Et nous qui marchons vers elle par le chemin de la foi, nous hâtons le pas, joyeux de savoir dans la lumière ces enfants de notre Église que tu nous donnes en exemple. »

Comme l’écrit Saint Bernard : « De nos honneurs, les saints n’ont pas besoin… si nous vénérons leur mémoire, c’est pour nous que cela importe… » en suscitant en nos coeurs deux désirs, « nous réjouir dans leur communion… et voir comme eux le Christ nous apparaître et paraître nous aussi avec lui dans la gloire. »

On a souvent reproché au pape Jean-Paul II d’avoir trop béatifié ou canonisé. Or, nous avons besoin de saints pour notre temps, choisis dans toutes les conditions et tous les états de vie, notamment parmi les pères et mères de famille.

A l’occasion de la béatification de Maria et Luigi Beltrame Quattrocchi, premier ménage à être béatifié en tant que couple, le 21 octobre 2001, le pape Jean-Paul II dira : « en puisant à la parole de Dieu et au témoignage des saints, les époux ont vécu une vie ordinaire d’une  façon extraordinaire. » et leur fils d’ajouter que ses parents étaient « des personnes normales, avec une vie normale. Ils étaient engagés dans le travail, dans la vie publique, dans les choses de tous les jours. La sainteté semblerait alors comme à portée de mains.

Saints et saintes canonisés, reconnus par l’Eglise et proposés en exemples pour tous, priez pour nous !
Saint et saintes anonymes, enveloppés du silence d’une vie ordinaire et cachée, priez pour nous !
Saintes et saintes de nos familles dont la mémoire nous est présente aujourd’hui, priez pour nous !
Saints et saintes hors les murs de notre Eglise qui attendez encore le Christ, priez pour nous !

Père Stanislas LEMERLE