23 janvier 2011 : 3ème dimanche du temps ordinaire (A)

Lectures : Is 8, 23b – 9, 3 ; Ps 26, 1. 4. 13 – 14 ; 1 Co 1, 10 – 13. 17 ; Mt 4, 12 – 23

Evangile selon saint Matthieu

« Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord du lac, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali.

Ainsi s’accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Isaïe : ‘Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée, toi le carrefour des païens : le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays de l’ombre et de la mort, une lumière s’est levée.

A partir de ce moment, Jésus se mit à proclamer : Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche.

Comme il marchait au bord du lac de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans le lac : c’étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : Venez derrière moi, et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes.

Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. Plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans leur barque avec leur père, en train de préparer leurs filets. Il les appela. Aussitôt, laissant leur barque et leur père, ils le suivirent.

Jésus, parcourant toute la Galilée, enseignait dans leurs synagogues, proclamait la Bonne Nouvelle du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.

Unité des chrétiens et dialogue entre les hommes

En ce dimanche de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens, je propose que nous nous mettions à l’écoute des Pères du Concile Vatican II (1965) :

L’unité des chrétiens est aujourd’hui attendue et désirée, même par un grand nombre de ceux qui ne croient pas au Christ. Plus en effet cette unité grandira dans la vérité et dans l’amour, sous l’action puissante de l’Esprit Saint, et plus elle deviendra un présage d’unité et de paix pour le monde entier.

Unissons donc nos énergies et, sous des formes toujours mieux adaptées à la poursuite actuelle et effective de ce but, dans une fidélité sans cesse accrue à l’Évangile, collaborons avec empressement et fraternellement au service de la famille humaine appelée à devenir dans le Christ Jésus la famille des enfants de Dieu. Nous tournons donc aussi notre pensée vers tous ceux qui reconnaissent Dieu et dont les traditions recèlent de précieux éléments religieux et humains, en souhaitant qu’un dialogue confiant puisse nous conduire tous ensemble à accepter franchement les appels de l’Esprit et à les suivre avec ardeur.

En ce qui nous concerne, le désir d’un tel dialogue, conduit par le seul amour de la Vérité et aussi avec la prudence requise, n’exclut personne : ni ceux qui honorent de hautes valeurs humaines, sans en reconnaître l’auteur, ni ceux qui s’opposent à l’Église en la persécutant de différentes façons. Puisque Dieu le Père est le principe et la fin de tous les hommes, nous sommes tous appelés à être frères. Et puisque nous sommes destinés à une seule et même vocation  divine, nous pouvons aussi, et nous devons, coopérer, sans violence et sans arrière-pensée, à la construction du monde dans une paix véritable.

Concile Vatican II
Constitution pastorale Gaudium et Spes
sur L’Eglise dans le monde de ce temps
n° 92 §§ 3.4.5

Père Anatole DÉDÉGBÉ