15 mai 2011 : 4e dimanche de Pâques (A)

Ac 22, 14a.36-41 ; Ps 22, 1-6 ; 1 P 2, 20b-25 ; Jn 10, 1-10

Évangile selon saint Jean

Jésus parlait ainsi aux pharisiens :

Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans la bergerie sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c’est lui le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a conduit dehors toutes ses brebis, il marche à leur tête, et elles le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un inconnu, elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne reconnaissent pas la voix des inconnus.

Jésus employa cette parabole en s’adressant aux pharisiens, mais ils ne comprirent pas ce qu’il voulait leur dire.
C’est pourquoi Jésus reprit la parole :

Amen, amen, je vous le dis : je suis la porte des brebis. Ceux qui sont intervenus avant moi sont tous des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra aller et venir, et il trouvera un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire. Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu’ils l’aient en abondance.

Au cœur de l’Eucharistie, Jésus est là comme le Bon Pasteur, en face de ses brebis ; ce que rappelle la présence du prêtre. Et il est en même temps au milieu de nous ; il a sa place dans l’assemblée ; ce que rappelle la présence des fidèles laïcs et des consacrés.

Ainsi nous pouvons dire, du fait même que nous sommes rassemblés, que nous avons écouté la voix mystérieuse du Seigneur qui nous a « convoqués », appelés à le suivre et à former ensemble son Corps qui est l’Église. Chacun prend alors sa place et est reconnu pour ce qu’il est.

Ceux qui ne veulent pas s’engager entièrement risquent de mordre à l’appât de propositions d’étrangers tout à fait attirantes. Mais les vraies brebis de Jésus restent sourdes à ses propositions, par fidélité à leur Berger. La persévérance dans notre foi, et les choix de vie que cela suppose, exigent l’effort constant de ne suivre que Jésus. Notre vie de prière est le lieu privilégié pour entendre sa voix.

Certes, personne n’a jamais entendu une voix claire et distincte. Et en apparence, il n’y a rien d’extraordinaire. Nous ne sommes pas des illuminés, et nous ne voulons pas le devenir. Et pourtant, l’extraordinaire, c’est que nous sommes bien là. Heureux sommes-nous d’être comptés parmi ceux qui sont restés et qui doivent repartir souvent à la recherche des autres pour former ensemble une seule communauté, un seul Corps, une seule Église.

En ce dimanche des vocations, prions et demandons au Seigneur d’envoyer des messagers de sa Parole, capables d’indiquer la présence du Bon Pasteur.

Père Anatole DEDEGBE