1er mai 2011 : deuxième dimanche de Pâques (A)

Lectures : Ac 2, 42-47 ; Ps 117, 1.4.13-14.19.21-25 ; 1 P 1, 3-9 ; Jn 20, 19-31

Evangile selon Saint Jean

C’était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous !  » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.

Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : «Recevez l’Esprit Saint. Tout homme à qui vous  remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. »

Or, l’un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l’endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »

Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à  Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule,  sois croyant. » Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas mis par écrit dans ce livre. Mais ceux là y ont été mis afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom.

Deuxième dimanche de Pâques

Nous célébrons ce dimanche un triple événement.

C’est d’abord le dimanche « in albis deponendis », c’est-à-dire le dimanche où les néophytes, baptisés dans la nuit de Pâques, « déposent » le vêtement blanc qu’ils ont revêtu après avoir été baptisés, lorsqu’il leur fut dit : « vous êtes une création nouvelle dans le Christ : vous avez revêtu le Christ. Recevez ce vêtement blanc, puissiez-vous garder intacte votre dignité de fils de Dieu jusqu’au jour où vous paraîtrez devant Jésus, Christ et Seigneur, afin d’avoir la vie éternelle. Amen. » Ainsi l’église antique chantait-elle la vertu retrouvée des nouveaux baptisés en ces termes :

« Qu’ils  sont blancs les Nazaréens de mon Christ ! Alléluia ;
leur éclat rend gloire à Dieu ; alléluia ;
Leur blancheur est celle du lait le plus pur. Alléluia, alléluia.
Plus blancs que la neige, plus purs que le lait, plus vermeils que l’ivoire antique,
plus beaux que le saphir ; Leur blancheur est celle du lait le plus pur.
Alléluia, alléluia. »

Aujourd’hui, les néophytes quittent leur vêtement blanc. Mais ils conservent la blancheur immaculée de leur nouvel être. Car ils ont été configurés au Christ ressuscité.

Aujourd’hui, nous sommes en communion avec l’église de Rome où a lieu la béatification de Jean Paul II. Nous nous souvenons qu’il vint à SaintÉtienne-du-Mont, lors des JMJ de 1997, et y célébra l’eucharistie. Le jour de sa mort est précisément le jour liturgique du dimanche « in albis » Peu de commentateurs ont relevé qu’en ce jour où l’on dépose l’aube blanche, le Saint Père rendit son âme à Dieu. Nous le prions et nous le bénissons pour son courage, sa foi et sa détermination.

Aujourd’hui, nous célébrons aussi le baptême de trois enfants du catéchisme : Maxime, Rose et Romain. Au jour où l’on dépose l’aube, ils la revêtent. Ainsi en va-t-il de l’église. Elle se régénère de génération en génération. Ce que certains déposent, d’autres le recueillent. Elle est une communion de dons et de pardons, d’offrande et de recueillement, « la douce » vie « qui marche. »

Père Jacques Ollier