26 juin 2011 : Saint-Sacrement du Corps et du Sang de Jésus-Christ

Lectures : Dt 8, 2 – 3.14b – 16a ; Ps 147, 12 – 15.19-20 ; 1 Co 10, 16 – 17 ; Jn 6, 51 – 58

Evangile selon Saint Jean

[Après avoir nourri la foule avec cinq pains et deux poissons, Jésus disait :] Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra pour l’éternité. Le pain que je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde.

Les Judéens se querellaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »

Jésus leur dit alors : Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui se nourrit de ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est vraie nourriture, et mon sang est vraie boisson.

Celui qui se nourrit de ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi en lui. De même que le Père, le vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui se nourrira de moi vivra par moi. Tel est le pain qui descend du ciel : il n’est pas comme celui que vos pères ont mangé et ils moururent ; celui qui se nourrit de ce pain vivra pour l’éternité.

Saint Sacrement

Ce samedi à Notre-Dame, notre archevêque a ordonné quatre nouveaux prêtres pour le diocèse de Paris. Aujourd’hui, nous célébrons la solennité du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ. A cette occasion je vous transmets le témoignage précieux que le Pape Jean-Paul II nous livrait dans la lettre encyclique Ecclesia de Eucharistia le 17 avril 2003.

Depuis plus d’un demi-siècle, chaque jour, à partir de ce 2 novembre 1946 où j’ai célébré ma première messe dans la crypte Saint Léonard de Wavel à Cracovie, mes yeux se sont concentrés sur l’hostie et sur le calice, dans lesquels le temps et l’espace se sont en quelque sorte contractés et dans lesquels le drame du Golgotha s’est à nouveau rendu présent avec force, dévoilant sa mystérieuse contemporanéité. Chaque jour, ma foi m’a permis de reconnaître dans le pain et le vin consacré le divin pèlerin qui, un certain jour, fit route avec les deux disciples d’Emmaüs pour ouvrir leurs yeux à la lumière et leur coeur à l’espérance.

Frères et soeurs très chers, permettez-moi que, dans un élan de joie intime, en union avec votre foi et pour la confirmer, je donne mon propre témoignage de foi en la très sainte Eucharistie. Ici se trouve le trésor de l’Eglise, le coeur du monde, le gage du terme auquel aspire tout homme même inconsciemment. Il est grand le mystère de la foi, assurément il nous dépasse et il met à rude épreuve les possibilités de notre esprit d’aller au delà des apparences. Ici nos sens défaillent, mais notre foi seule, enracinée dans la Parole du Christ, transmise par les apôtres, nous suffit. Permettez que comme Pierre à la fin du discours eucharistique dans  l’Evangile de Jean, je redise au Christ, au nom de toute l’Eglise, au nom de chacun d’entre vous : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. »

L’Eglise vit de l’Eucharistie. n°59

Ecce panis angelorum
Factus cibus viatorum,
Vere panis filiorum
Con mittendus canibus.
Voici le pain des anges
fait aliment des voyageurs
vrai pain des anges
A ne pas jeter aux chiens.
In figuris praesignatur,
Cum Isaac immolatur,
Agnus paschae deputatur,
Datur manna patribus.
D’avance il est désigné en figures,
lorsqu’Isaac est immolé,
c’est lui l’agneau pascal,
la manne donnée à nos pères.
Bone Pastor, panis vere,
Jesu nostri miserere,
Tu nos pasce, nos tuere,
Tu nos bona fac videre
In terra viventium.
Bon Pasteur, vrai pain,
Jésus, aie pitié de nous ;
nourris-nous, défends-nous,
fais-nous voir nos biens,
dans la terre des vivants.
Tu qui cuncta scis et vales
Qui nos pascis hic mortales,
Tuos ibi commensales,
Coheredes et sociales
Fac sanctorum civium.
Amen.
Toi qui sais et peux tout,
qui nous nourris ici-bas mortels,
rends-nous là-haut les commensaux
les cohéritiers et les compagnons
de la cité des saints.
Amen.