Sur invitation

Selon les usages de la société, cette formule est limitative. Elle s’oppose à « entrée libre ».

La parabole de ce dimanche semble passer de la première perspective à la seconde. Cet « homme-roi », selon la curieuse appellation du texte, invite d’abord une assemblée choisie parmi ses amis et connaissances. Devant leur refus, il fait ouvrir la porte à tous ceux que l’on trouve à la croisée des chemins, « les mauvais comme les bons ».

Dieu est-il à l’image de ce personnage ? Oui et non. Une parabole n’est pas une allégorie, du moins dans sa totalité. On ne peut attribuer à Dieu un comportement où la violence et la vengeance ont leur part et qui est marqué d’une certaine incohérence (comment reprocher à un convive de ne pas porter la robe nuptiale si on l’a pris au bord de la route ?)

C’est sur son enseignement essentiel qu’une parabole doit être considérée ; celle-ci nous invite à contempler l’infinie bienveillance de Dieu qui nous introduit dans le Royaume. Notre vie doit être regardée sous cet angle : la joie de répondre à un appel toujours renouvelé qui s’adresse à tous « les mauvais comme les bons ».

L’entrée se fait toujours « sur invitation ».

Père Emmanuel DUFRESNE