La bonne nouvelle de Noël

Ne craignez pas.
Je vous annonce une bonne nouvelle, une grande joie.
Un sauveur vous est né.

Aujourd’hui, comme hier, l’annonce de la naissance de Jésus se fait dans un monde où règnent la peur, la violence, l’injustice. Est-ce faire preuve de pessimisme que de l’affirmer ? Ce le serait si nous en restions là, si nous pensions que la venue du Sauveur aurait dû transformer les hommes comme magiquement, sans leur participation ; en un mot, si nous  gommions le temps de l’Église et l’adhésion librement consentie au message annoncé.

Dieu chasse la peur, non pas automatiquement mais en nous permettant d’affronter un univers hostile, avec une parole et un comportement qui souvent sont perçus comme une provocation, un refus de laisser chacun vivre à sa façon. De là peut naître une attitude blasée et même des doutes sur l’utilité d’un Sauveur. Comment parler de Noël à une génération pour qui l’idée de salut n’a pas de sens ?

Ne nous décourageons pas. Que notre foi soit renforcée même par la contradiction ou le mépris qu’elle rencontre. Ce que  nous célébrons est une grande merveille, non pas une féérie ; c’est l’affirmation sereine de la présence de Dieu au coeur de nos vies. Dieu devient homme pour appeler l’homme à être son fils adoptif en Jésus-Christ. Telle est la bonne, la merveilleuse nouvelle de Noël.

Le prophète Isaïe que nous avons souvent rencontré dans notre route vers Noël faisait déjà dire à Dieu :

Tu as beaucoup de prix à mes yeux et je t’aime. (43, 3)

Père Emmanuel DUFRESNE