18 – 25 janvier : Semaine de prière pour l’unité des chrétiens

Le Cardinal Walter KASPER, président du conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens nous indique dans un petit manuel le sens de cette prière ((Manuel d’oecuménisme spirituel – 2007 – Nouvelle Cité – 13 € – p. 12 – 13)) :

Le soir de sa passion et de sa mort, Jésus a prié pour que tous soient un comme toi, Père, tu es en moi et que je suis en toi, qu’ils soient en nous eux aussi, afin que le monde croie que tu m’as envoyé (Jn 17, 21). Il est significatif que Jésus n’ait pas choisi d’exprimer son désir de l’unité en premier lieu dans un enseignement ou un commandement adressé à ses disciples, mais dans une prière à son Père. L’unité est un don d’en haut, qui nous vient de la communion d’amour du Père, du Fils et de l’Esprit Saint et qui grandit en elle. La prière chrétienne pour l’unité est une humble mais confiante participation à la prière de Jésus, qui a promis que toute prière adressée au Père en son nom serait exaucée […]

La prière pour l’unité est la porte royale de l’oecuménisme : elle conduit les chrétiens à regarder le Royaume de Dieu et l’unité de l’Église sous un jour nouveau ; elle approfondit leurs liens de communion et leur permet d’affronter courageusement les souvenirs douloureux, les difficultés sociales et les faiblesses humaines. A chaque période de l’histoire, les artisans principaux de la réconciliation et de l’unité ont été des hommes et des femmes de prière et de contemplation, qui ont encouragé des chrétiens divisés à reprendre le chemin de l’unité.

L’oecuménisme spirituel exige également une conversion du coeur et une sainteté de vie qui naissent de l’appel de Jésus à la conversion. Le chemin de la réconciliation et de la communion s’ouvre lorsque les chrétiens ressentent douloureusement dans leur coeur, dans leur esprit et dans leurs prières, les blessures de la division. Cette expérience leur fait prendre conscience de tout le mal causé par l’orgueil et l’égoïsme, par les polémiques et les condamnations, par le mépris et le soupçon. Elle suscite également en eux la volonté d’entreprendre un sérieux examen de conscience, en reconnaissants leurs fautes et en faisant confiance à la puissance réconciliatrice de l’Évangile.