Le métier de sacristain, au service de l’Église

Le métier de sacristain, emploi d’Église au sein d’une paroisse, constitue un service qui comporte des missions, tant manuelles qu’intellectuelles. Il nécessite une polyvalence et foi dans le Seigneur. Le sacristain se donne dans la prière et collabore avec une équipe de personnes dans la confiance, le respect, la communication et la complémentarité.

I – Les différentes activités

Rangements et ouverture de l’église

De 8 h 15 à 8 h 30, je commence par débarrasser l’église des bougies vides ou des feuilles traînant par terre. Je nettoie et je remets de l’ordre si nécessaire (chaises, bancs, cordes, nappes d’autel). Je repère éventuellement les anomalies comme les infiltrations d’eau ou les ampoules usagées.

Les cérémonies

La préparation des offices nécessite anticipation et organisation : des ornements (chasubles, étoles, voile huméral, chapes) selon la couleur liturgique : vert, blanc, violet, rouge ainsi que les livres liturgiques (missels, lectionnaires, livre des bénédictions, livre de prière universelle). Sans oublier des évènements spécifiques, comme la Neuvaine de Sainte Geneviève.

Je m’occupe des présentoirs (feuilles d’informations paroissiales, feuilles de chants) et veille au bon état des objets liturgiques : vases sacrés (calices, ciboires, coupelles), ostensoir et présentoir pour l’adoration, bénitiers, différents cierges, encensoir, custodes, plateau, récipients et aiguières). Les linges liturgiques (corporaux, purificatoires, manuterges) sont entretenus à l’extérieur.

Les registres doivent être prêts à signer lors des baptêmes et des mariages. Pendant les offices, j’assure le service d’ordre (silence, tenue, respect du déroulement des cérémonies). Je veille au service de la messe et au bon fonctionnement des micros et de la table de mixage.

Surveillance – Fermeture

J’informe Monsieur le Curé de tout évènement anormal. Cet édifice religieux doit conserver son rôle de lieu de culte et de prière. Le sacré, le silence et la bonne tenue vestimentaire doivent donc être respectés.

Après avoir fermé l’édifice, je mets l’alarme en marche.

Entretien – Nettoyage

Les sacristains nettoient régulièrement l’église et les bâtiments annexes (salles paroissiales, cloître, sacristie) ; ils procèdent à certaines réparations.

Ils veillent aussi au bon état et au bon fonctionnement des biens matériels (sonorisation, mobilier liturgique…) ainsi qu’au rangement de l’église.

Gestion des stocks

Elle consiste dans le rangement dans les réserves, mais aussi dans les commandes. Pour la partie liturgique, un inventaire du stock existant est régulièrement effectué : hosties, vin de messe, charbons, encens, cierges, protège-flammes, lucioles, neuvaines de sainte Geneviève, queues de rat, allumettes. Certains achats sont occasionnels : cierge pascal, cierges pour les offices des Ténèbres, buis pour les Rameaux.
Je veille également aux réserves de produits ménagers et au bon état des outils et appareils de ménage, ainsi qu’à l’encre de la photocopieuse.

L’accueil

Le sacristain renseigne les touristes et les fidèles et peut aussi rendre aussi des services tels une intention de messe, un objet perdu, ou encore l’ouverture d’une salle pour un relevé de compteur ou un concert.

II – Organisation, un travail en équipe

La fonction de sacristain constitue un travail en équipe (avec les prêtres, les collègues, les bénévoles), pour des tâches souvent régulières mais susceptibles d’être aménagées selon les circonstances (obsèques, prêtres extérieurs).

III – Compétences

Le métier de sacristain nécessite des compétences d’ordre technique (sens pratique et observation), relationnel (esprit de service, discrétion) et d’organisation (rigueur, régularité, ponctualité).

Je remercie l’équipe des prêtres, mes collègues, l’équipe paroissiale, ainsi que tous les bénévoles pour leur aide précieuse, qu’elle soit spirituelle ou matérielle.

« Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce du Christ Jésus » (Timothée – 2 Tm 2, 1)