L’Esprit est donné, mais est-il reçu ?

Vitrail de Saint-Etienne

Le temps pascal ne s’achève pas avec la résurrection de Jésus ni avec l’Ascension. Le temps pascal ne s’achève qu’avec la Pentecôte. Dit autrement, le mystère de la mort et de la résurrection du Christ que nous célébrons nous conduit au don de l’Esprit Saint. Nous n’annonçons pas seulement que Jésus est ressuscité, nous témoignons aussi que l’Esprit a été répandu.

En effet, Jésus n’est vraiment le Christ, le Messie attendu, que dans la mesure où il est bien celui qui baptise dans l’Esprit Saint (cf. Jn 1, 33). Son oeuvre n’est véritablement achevée que dans la mesure où l’Esprit Saint est effectivement donné.

Cependant, si nous avons la certitude que l’Esprit a été envoyé, encore faut-il que nous le recevions. Dieu peut donner sans que, malheureusement, l’homme accueille. Le don demeure alors sans fruit, comme une graine qui n’aurait jamais été plantée.

Pour se disposer à recevoir l’Esprit Saint, les apôtres étaient assidus à la prière (cf. Ac 1, 14). Nous sommes invités à faire de même, en particulier au coeur de la messe où l’Esprit de Dieu est appelé sur l’assemblée comme il le fut sur le pain et le vin (« Que l’Esprit Saint fasse de nous une éternelle offrande à ta gloire » cf. Prière eucharistique III).

Nourris du corps et du sang du Seigneur, nous serons « remplis de l’Esprit Saint » (cf. Prière eucharistique III). Profitons de ce moment pour demander de tout notre coeur que l’Esprit Saint affermisse en nous sa présence. Qu’il renouvelle en nous la grâce de notre Pentecôte personnelle qu’est le sacrement de la confirmation pour que nous rayonnions à la manière des apôtres.

Et si nous ne sommes pas en état de communier, prions-le de nous visiter puisqu’il remplit nos frères qui reçoivent l’eucharistie : nous sommes, par le baptême, les membres d’un même Corps, que la grâce qui descend en eux nous vivifie.

Père Gabriel WÜRZ