Cercle Ozanam : la violence

Depuis quatre ans dans notre paroisse un cercle de formation à la doctrine sociale de l’Église s’est constitué : le cercle Ozanam.

Il a pour but de permettre à ceux et celles qui le souhaitent de recevoir une formation, et non pas simplement une information, sur la doctrine de l’Église en matière d’économie, de politique, de société, de culture.

La première année avait pour but d’établir les principaux fondements de la doctrine de l’Église qui permettent aux catholiques, éclairés par ceux-ci, d’interpréter les réalisations de la cité et de chercher des voies appropriées d’action. Ces principes sont :

– premièrement, la destination universelle des biens : il y a un bien commun qui appartient à tous et qui ne peut être acquis que par le concours de tous.

– la subsidiarité, entendue comme l’impossibilité, et même l’incapacité, pour une structure et une personne en responsabilité de retirer à son inférieur le plein exercice de ses droits.

– la solidarité, mieux connu et qui ne nécessite pas de longs développements, sauf à dire qu’il ne peut y avoir de solidarité sans justice.

La deuxième année nous avons évoqué la question alors fort d’actualité de la finance.

La troisième année nous nous sommes intéressés à la famille et, cette année, autre thème d’actualité, nous étudierons la violence.

Nous nous interrogerons d’abord sur sa légitimité – encore que pour l’Église, il n’y ait jamais de légitimité du recours à la violence. C’est précisément la seule exception, la légitime défense, que nous étudierons. Ce que représente une violence armée, militaire, contrôlée. Nous serons aidés par deux officiers : le lieutenant-colonel Puente et le général Ménaouine.

Puis nous aborderons dans un second temps les formes très diversifiées que peut prendre la violence dans notre société (dans la famille, le travail, les media). Monsieur Guillaume Bonnet, directeur-adjoint de la section littéraire de l’ENS, nous présentera ces différentes manifestations de la violence dans le cours de ce siècle. Enfin, troisième temps, nous verrons comment guérir de la violence avec un pédopsychiatre, Monsieur Bégny.

Disons simplement, en guise de conclusion, que le rapport entre le verbe – la parole – et la violence sera au cœur de l’analyse de ce phénomène en extension dans les rapports sociaux, familiaux… et que l’accès à la parole, au dialogue nous ouvrira les voies d’une résolution non violente de situations conflictuelles.

Père Jacques Ollier