Deuxième dimanche de Pâques

Nous célébrons ce dimanche un triple événement.

C’est d’abord le dimanche « in albis deponendis », c’est-à-dire le dimanche où les néophytes, baptisés dans la nuit de Pâques, « déposent » le vêtement blanc qu’ils ont revêtu après leur baptême, lorsqu’il leur fut dit : « vous êtes une création nouvelle dans le Christ : vous avez revêtu le Christ. Recevez ce vêtement blanc, puissiez-vous garder intacte votre dignité de fils de Dieu jusqu’au jour où vous paraîtrez devant Jésus, Christ et Seigneur, afin d’avoir la vie éternelle. Amen. » Ainsi l’église antique chantait-elle la vertu retrouvée des nouveaux baptisés en ces termes :

« Qu’ils sont blancs les Nazaréens de mon Christ ! Alléluia ;
leur éclat rend gloire à Dieu ; alléluia ;
Leur blancheur est celle du lait le plus pur.
Alléluia, alléluia.
Plus blancs que la neige, plus purs que le lait, plus vermeils que l’ivoire
antique,
plus beaux que le saphir ;
Leur blancheur est celle du lait le plus pur. Alléluia, alléluia. »

Aujourd’hui, les néophytes quittent leur vêtement blanc. Mais ils conservent la blancheur immaculée de leur nouvel être. Car ils ont été configurés au Christ ressuscité.

Aujourd’hui, nous célébrons la confirmation des enfants, jeunes et adultes de notre paroisse. Par le don du Saint-Esprit ils sont attachés plus étroitement au Christ. Car c’est l’Esprit Saint qui nous maintient dans l’unité avec notre Rédempteur malgré tout ce qui peut nous entraîner loin de lui. Il fait l’unité par la paix. Aussi chantons-nous : Viens Esprit Saint et remplis l’âme de tes fidèles, dans le chant du Veni Creator. Ce chant se termine par ces mots : « par toi nous connaissons le Père des cieux et le Fils ». Qu’Il donne à chacun des confirmands en ce jour la connaissance intérieure du Christ, pour imiter sa bonté, sa tendresse, son pardon, les dons que Jésus fait à ceux
qu’Il aime.

Aujourd’hui, nous prions pour que ceux et celles qui votent au premier tour de l’élection présidentielle le fassent dans un certain état d’esprit. Non partisan, mais attentif au bien-commun, à l’intérêt général et non à l’intérêt particulier.

Père Jacques Ollier