Journée mondiale du migrant et du réfugié

Le 14 janvier 2018, l’Église catholique célèbre la journée mondiale du migrant et du réfugié.

Mondiale, car vous le savez, la migration est un phénomène qui a toujours accompagné les humains depuis que les hommes sont sur notre terre. Cette migration a deux origines principales :

  • les rivalités de clans à clans devenues des guerres obligeant les personnes
    à quitter leur pays pour survivre contre l’oppresseur
  • les changements climatiques qui appauvrissent les sols, assèchent les cours d’eau conduisant à la famine et à la mort. Des hommes et des femmes migrent vers des lieux plus propices à leur survie. 2018 ne diffère en rien du passé, notre terre est la proie de nombreuses guerres de toutes causes et le dérèglement climatique, loin d’être jugulé, rend certaines régions du globe inhabitables. Ce sont les réfugiés et migrants d’aujourd’hui.

Il ne sert donc à rien de jouer l’autruche ou de critiquer tel ou tel gouvernement car la France, comme toute l’Europe, demeure une région riche où nous pouvons encore partager un peu de cette richesse en accueillant, non pas toute la misère du monde, mais en faisant ce que le Christ nous a demandé : « Aimez vous les uns, les autres ». Cette année notre Pape a choisi pour thème « Accueillir, protéger, promouvoir, intégrer ». La Pastorale des migrants de notre archevêché met particulièrement l’accent sur les
deux premiers actes : Accueillir et protéger.

Nous savons que beaucoup d’entre vous accueillent de manière indirecte les migrants qui se mélangent souvent aux pauvres de notre environnement, et il faut saluer les maraudeurs qui le mercredi sillonnent, dans le début de la nuit, les rues de notre quartier pour apporter, par leur présence et quelques aliments, un peu de chaleur humaine à ceux qui en manquent tellement ; les repas partagés et le Plan igloo qui permet d’accueillir pendant deux mois des sans-abris en leur apportant le gite et le couvert. Mais cela est l’action d’une minorité de paroissiens. Alors nous les autres, que
faisons-nous ?

Bien sûr notre paroisse, si elle est très belle, n’est pas très grande, et seuls nous ne pouvons pas accueillir et protéger tous les migrants arrivant quotidiennement sur Paris. Mais nous pouvons nous unir à d’autres paroisses voisines pour apporter notre aide car on manque de bénévoles pour l’apprentissage de notre langue, pour l’accueil, l’écoute et les renseignements de base à donner à ceux qui arrivent à Paris. On manque également d’argent pour louer des logements. Certaines paroisses mutualisent leurs dons avec l’appui d’intermédiaires efficaces comme l’Association Ste Geneviève. Enfin on peut également participer à un certain nombre d’œuvres qui sont déjà efficaces dans l’aide aux migrants comme le Secours Catholique ; elles ont toujours besoin de bonnes volontés. Paroissiens de Saint-Etienne-du-Mont, les migrations continueront pendant encore longtemps, alors réfléchissons en notre âme et conscience à ce que nous pouvons offrir, en 2018, de notre temps, de notre argent, pour nous unir à toutes les actions déjà en cours et remercier le Seigneur de nous donner quelque chose à faire pour son Royaume en balbutiement sur notre terre.

Monique Adolphe
(plateforme diocésaine : tous appelés à agir)

01 84 79 09 09 refugies.solidarite [at] diocese-paris.net