Confirmations

Le sacrement de la confirmation est l’un des sept sacrements. Comme le baptême, il est reçu une seule fois dans la vie d’un chrétien. Avec le baptême et l’eucharistie, il fait partie des trois sacrements de l’initiation chrétienne, c’est-à-dire des sacrements qui, ensemble, permettent de devenir un chrétien à part entière.

Le sacrement de la confirmation n’est pas optionnel dans la vie d’un chrétien : avec la réception de l’eucharistie, il est vital pour que Dieu achève ce qu’il a commencé au baptême. Ainsi, est-il normalement requis pour deux baptisés qui se préparent au mariage. Pour être parrain ou marraine de baptême. Il est tellement important, qu’en cas de danger de mort, l’Église recommande que l’on confirme la personne avant de donner l’extrême-onction. C’est dire l’importance de ce sacrement dans la vie chrétienne.

Pourquoi une telle importance ? Parce que le don de l’Esprit est l’aboutissement de l’œuvre de Dieu en nous. Le don de Dieu. Mgr Jachiet, ce dimanche, en signant le front des confirmands prononcera cette prière : « Sois marqué de l’Esprit Saint le Don de Dieu ».

Dieu se fait connaître en son action, son dynamisme en nous. Il se fait connaître à son action en nous. Il permet de choisir justement les chemins que nous devons emprunter, de prendre de bonnes décisions, d’ouvrir la bouche à bon escient, de connaître les mystères de Dieu.

Le don de l’Esprit Saint se déploie de la sorte :

Le don de ferveur, pour prier avec constance.
Le don de Science, pour marcher sans jamais dévier de la voie du salut.
Le don de Force, pour surmonter courageusement toutes les épreuves.
Le don de Conseil, pour choisir ce qui est le plus convenable.
Le don d’Intelligence, pour comprendre que Dieu nous aime.
Le don de Sagesse, pour que mes actes soient bons et constructifs.
Le don de Crainte, pour ne pas retomber dans mes fautes passées.

Le mot confirmation vient du verbe latin confirmare qui veut dire encourager, consolider, affermir. C’est, Dieu, qui, dans la confirmation, confirme ses dons.

Il n’est jamais trop tard pour être confirmé. Inscriptions pour les enfants auprès de leur catéchistes ; pour les adolescents, voir l’aumônier ; les adultes, un prêtre à l’accueil ou Mme Papritz

Déjeuner du 13 décembre

Accueillir nos amis de la rue dans l’église ? C’était le projet formé par le conseil pastoral de la paroisse pour offrir un cadre exceptionnel à ces personnes confrontées à la précarité et à la vie dans la rue. Samedi 13 décembre, nous avons donc accueilli 60 SDF le temps d’un déjeuner servi dans la nef par des personnes qui se reconnaissent dans l’esprit de l’Évangile sans être nécessairement des pratiquants habituels.
C’est au son de chants de l’Avent, de lectures proclamées (Isaïe 11,1-10 ; Évangile selon saint Luc 2) et des chorals de Bach (BWV 614 ;618 ;619 ;633) qu’avec les parois-siens ils ont partagés ce repas dignement.

Les enfants de l’éveil à la foi (3 à 6 ans) ont offert comme intermède une repré-sentation de Noël chantée et mimée, devant la crèche.

Après avoir quitté la nef, nos amis de la rue ont dégusté une bûche et ouvert leurs cadeaux distribués tandis que les enfants du catéchisme chantaient.

Dans ce temps de Noël, cette journée empreinte de beauté et de joie a ravi chacun des participants, accueilli ou accueillant.

Denier 2014

Chers paroissiens et amis de Saint-Étienne-du-Mont,

Pour assurer la vitalité et la viabilité de la paroisse votre soutien financier est indispensable. Comme chaque année je compte sur votre générosité.

Vous pouvez soutenir la paroisse en faisant un don, avant le 31 décembre au Denier de l’Église 2014 (à titre indicatif, l’Église suggère l’équivalent de 2 journées de travail ou 1 à 2% de vos revenus annuels) et, si vous êtes imposable, bénéficier de la déduction fiscale de 66% du montant de votre don.

Par CB en ligne, par prélèvement ou par chèque à renvoyer, vous pouvez donner ici.

Soyez remerciés et assurés de mon dévouement et de ma prière.

Père Jacques OLLIER

Les Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens (EDC)

Les Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens (EDC) proposent à leurs membres, de partager leur expérience professionnelle à la lumière de la pensée sociale de l’Église pour les aider à faire l’unité de leur vie professionnelle, personnelle, spirituelle.

Nous nous retrouvons une fois par mois en équipes d’une dizaine de chefs d’entreprises et dirigeants , ou dirigeantes, leurs conjoints le souhaitant, et un prêtre, pour une réunion de 2 heures. Comme annoncé il y a quelques semaines, nous créons une équipe EDC fin 2014 à Saint-Étienne-du-Mont.

Si vous souhaitez des informations sur les EDC, vous pouvez contacter Guy Mounier.

Visite du Saint-Père au Parlement européen (extraits)

En m’adressant à vous aujourd’hui, à partir de ma vocation de pasteur, je désire adresser à tous les citoyens européens un message d’espérance fondé sur la confiance que les difficultés peuvent devenir des promotrices puissantes d’unité, pour vaincre toutes les peurs que l’Europe – avec le monde entier – est en train de traverser. L’espérance dans le Seigneur qui transforme le mal en bien, et la mort en vie.

Encouragement pour revenir à la ferme conviction des Pères fondateurs de l’Union Européenne, qui ont souhaité un avenir fondé sur la capacité de travailler ensemble afin de dépasser les divisions, et favoriser la paix et la communion entre tous les peuples du continent. Au centre de cet ambitieux projet politique il y avait la con-fiance en l’homme, non pas tant comme citoyen, ni comme sujet économique, mais en l’homme comme personne dotée d’une dignité transcendante.

L’avenir de l’Europe dépend de la redécouverte du lien vital et inséparable entre ces deux éléments [la transcendance et la dignité de l’homme]. Une Europe qui n’a plus la capacité de s’ouvrir à la dimension transcendante de la vie est une Europe qui lentement risque de perdre son âme, ainsi que cet « esprit humaniste » qu’elle aime et défend cependant.
Précisément à partir de la nécessité d’une ouverture au transcendant, je veux affirmer la centralité de la personne humaine, qui se trouve autrement à la merci des modes et des pouvoirs du moment. En ce sens j’estime fondamental, non seulement le patrimoine que le christianisme a laissé dans le passé pour la formation socioculturelle du continent, mais surtout la contribution qu’il veut donner, aujourd’hui et dans l’avenir, à sa croissance.
Donner espérance à l’Europe ne signifie pas seulement reconnaître la centralité de la personne humaine, mais implique aussi d’en favoriser les capacités. Le premier domaine est sûrement celui de l’éducation, à partir de la famille, cellule fondamentale et élément précieux de toute société. À côté de la famille, il y a les institutions éducatives : écoles et universités. L’éducation ne peut se limiter à fournir un en-semble de connaissances techniques, mais elle doit favoriser le processus plus complexe de croissance de la personne humaine dans sa totalité. Ensuite, les potentialités créatives de l’Europe dans divers domaines de la recherche scientifique, dont certains ne sont pas encore complètement explorés, sont nombreuses.

L’Europe a toujours été en première ligne dans un louable engagement en faveur de l’écologie. Notre terre a en effet besoin de soins continus et d’attentions ; chacun a une responsabilité personnelle dans la protection de la création, don précieux que Dieu a mis entre les mains des hommes… En outre, respecter la nature, nous rappelle que l’homme lui-même en est une partie fondamentale. À côté d’une écologie environnementale, il faut donc une écologie humaine, faite du respect de la personne, que j’ai voulu rappeler aujourd’hui en m’adressant à vous.

Le deuxième domaine dans lequel fleurissent les talents de la personne humaine, c’est le travail. Il est temps de favoriser les politiques de l’emploi, mais il est surtout nécessaire de redonner la dignité au travail, en garantissant aussi d’adéquates conditions pour sa réalisation.

De même, il est nécessaire d’affronter ensemble la question migratoire. On ne peut tolérer que la Mer Méditerranée devienne un grand cimetière ! L’Europe sera en mesure de faire face aux problématiques liées à l’immigration si elle sait proposer avec clarté sa propre identité culturelle et mettre en acte des législations adéquates qui sachent en même temps protéger les droits des citoyens européens et garantir l’accueil des migrants ; un auteur anonyme* du IIème siècle a écrit que « les chrétiens représentent dans le monde ce qu’est l’âme dans le corps ». Le rôle de l’âme est de soutenir le corps, d’en être la conscience et la mémoire historique. Et une histoire bimillénaire lie l’Europe et le christianisme. Une histoire non exempte de conflits et d’erreurs, et aussi de péchés, mais toujours animée par le désir de construire pour le bien. Merci.

Pape François, Strasbourg, Mardi 25 novembre 2014

* Lettre à Diognète, 6.

Christ Roi

Cette solennité du Christ invoqué sous le titre de Roi fut instituée par le pape Pie XI dans la première partie du XXème siècle. Elle répondait à une double intention :

Rappeler que l’achèvement de ce monde créé par Dieu est une œuvre de l’homme sans doute, mais non de l’homme sans Dieu. Or, la tentation naissante était grande de ne plus considérer l’homme qu’indépendant et libre de Dieu, avec les conséquences inhumaines
que l’on sait : l’industrialisation de la guerre (14 -18), la manipulation de la personne (par le politique, l’économique, le médiatique), les camps de concentration qui sont une image de cette déshumanisation de l’homme sans Dieu. L’homme privé du Dieu de l’Alliance s’aliène et se détruit, en prétendant le contraire.

L’Encyclique de Pie XI avait pour but également de rappeler au politique ce que l’esclave du général romain, vainqueur et porté en triomphe, lui soufflait à l’oreille : « Memento mori * ».

Qui viendra achever l’humanité ? Qui viendra achever en moi ce qui a été commencé ? Y aurai-je part ? Participerai-je à cet achèvement ? Sans doute. Mais non sans répondre à un dessein bien plus grand que moi, au bien de la terre tout entière tel qu’il est voulu par Dieu.

Voilà ce que réalise le Christ en sa royauté. Il règne sur la création parce qu’il s’accorde parfaitement à Dieu. Il règne sur la créaturalité parce qu’il honore la finitude de l’homme. Sur la Croix, il se fait roi. Abandonnant les rêves autosuffisants de l’homme, il s’en remet tout entier à Dieu : « Seigneur, recevez mon esprit ! »

Père Jacques Ollier

L’Église mineure

Le cardinal André Vingt Trois, lors de son discours programmatique de 2005, demandait aux catholiques de Paris « Comment pouvons-nous rejoindre ceux qui ne nous demandent plus rien ? » L’archevêque de Paris souhaite main-tenant que les catholiques de Paris passent aux actes. Il propose à toutes les paroisses un temps d’évangélisation au moment de Noël.

Le conseil pastoral de la paroisse (composé d’une dizaine de laïcs et des prêtres nommés), en tenant compte du caractère propre de la paroisse, lui a répondu. Elle compte mobiliser ceux et celles que l’on ne voit pas assez, ceux qui viennent nous demander un sacrement mais que l’on ne voit plus guère ensuite. La paroisse leur propose de servir un déjeuner aux personnes de la rue.

Après avoir prié et réfléchi, le conseil s’est mis d’accord sur ce qui suit :

un déjeuner de Noël recueilli ponctué de chants et de lectures sera organisé dans la nef réunissant personnes de la rue et paroissiens et servi par ceux que vous inviterez à nous rejoindre (voir un peu plus bas) ; puis aura lieu un moment festif dans la salle des catéchistes où se prendra le dessert et où des cadeaux (gants, écharpes, bonnets, polaires…) seront offerts aux personnes de la rue.

En cette année de l’Appel, nous avons décidé de faire entrer les per-sonnes sans abri dans la Maison du Christ et de partager le pain avec eux. Le choix de la Nef pour le partage du repas a pour sens fort de mettre « les pe-tits » au centre de l’Église matérielle et spirituelle. L’aval de Monseigneur Beau a conforté notre choix de mettre nos invités au coeur du Royaume de Dieu pour que, par son amour et pour son amour, comme le Christ nous le demande, nous nourrissions ceux qui ont faim, abreuvions ceux qui ont soif, vêtissions ceux qui sont nus car « à chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus pe-tits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » (Matthieu 25, 31-46).

Nous aimerions convier un maximum de personnes à nous rejoindre pour l’accueil, le service, la vaisselle, l’animation.

Nous vous demandons bien simplement de nous indiquer les personnes du quartier que nous pourrions inviter à venir rendre ce service, le samedi 13 décembre 2014, de 10 à 16 h.

Les invitations seront faites par la paroisse en respectant bien sûr la discrétion voulue et sans constituer de fichier pérenne. Vous pouvez également inviter direc-tement les personnes qui vous paraîtraient susceptibles d’être intéressées.

Père Jacques Ollier

Toutes choses sont des voiles qui couvrent Dieu !

Si Dieu se découvrait continuellement, il n’y aurait point de mérite à le croire ; et s’il ne se découvrait jamais, il y aurait peu de foi. Mais il se cache ordinairement, et se découvre rarement à ceux qu’il veut engager dans son service. Cet étrange secret, dans lequel Dieu s’est retiré, impénétrable à la vue des hommes, est une grande leçon pour nous porter à la solitude, loin de la vue des hommes. Il est demeuré caché sous le voile de la nature, qui nous le couvre, jusques à l’incarnation ; et quand il a fallu qu’il ait paru, il s’est encore plus caché en se couvrant de l’humanité. Il était bien plus reconnaissable quand il était invisible, que [lorsqu’] il s’est rendu visible.

Et enfin quand il a voulu accomplir la promesse qu’il fit à ses Apôtres, de demeurer avec les hommes jusqu’à son dernier avènement, il a choisi d’y demeurer dans le plus étrange et le plus obscur secret de tous, à savoir sous les « aspects » de l’Eucharistie. C’est ce Sacrement que saint Jean appelle dans l’Apocalypse une manne cachée [citation du livre de l’Apocalypse 2,17 ((« Celui qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Églises. Au vainqueur je donnerai de la manne cachée, je lui donnerai un caillou blanc, et, inscrit sur ce caillou, un nom nouveau que nul ne sait, sauf celui qui le reçoit. »))] ; et je crois qu’Isaïe le voyait en cet état, lorsqu’il dit en esprit de prophétie : véritablement tu es un Dieu caché [citation du livre d’Isaïe 45, 15 ((« Vraiment tu es un Dieu qui se cache, Dieu d’Israël, Sauveur ! »))]. C’est là le dernier secret où il peut être.

Le voile de la nature qui couvre Dieu a été pénétré par plusieurs non croyants, qui, comme dit saint Paul, ont reconnu un Dieu invisible, par la nature visible [Épître aux Romains 1, 20 ((« Depuis la création du monde, on peut voir avec l’intelligence, à travers les oeuvres de Dieu, ce qui de lui est invisible : sa puissance éternelle et sa divinité »))]. Beaucoup de Chrétiens hérétiques l’ont connu à travers son humanité, et adorent Jésus Christ Dieu et homme. Mais pour nous, nous devons nous estimer heureux de ce que Dieu nous éclaire jusques à le reconnaître sous les espèces du pain et du vin.
Mais les hérétiques voyant les apparences parfaites du pain dans l’Eucharistie ne pensent pas à y chercher une autre substance. Toutes choses couvrent quelque mystère. Toutes choses sont des voiles qui couvrent Dieu. Les chrétiens doivent le reconnaître en tout. Les afflictions temporelles couvrent les biens éternels où elles conduisent. Les joies temporelles couvrent les maux éternels qu’elles causent. Prions Dieu de nous le faire reconnaître et servir en tout ; et rendons lui des grâces infinies, de ce que s’étant caché en toutes choses pour tant d’autres, il s’est découvert en toutes choses et en tant de manières pour nous.

Lettre n° 4 de Blaise PASCAL à Mademoiselle DE ROANNEZ – octobre 1656