Les trois tentations du Christ

Les trois tentations du Christ, la tentation de la nourriture, la tentation de la souveraineté sur la vie, la tentation du pouvoir, résument toutes les tentations auxquelles l’humanité est confrontée.

Tentations, épreuves. Comme le fait remarquer avec bonheur Romano Guardini, les tentations répondent fondamentalement à des nécessités, des aspirations profondes de l’homme. Celle de s’alimenter, de survivre, de régner.

Elles correspondent aux trois demandes adressées par Dieu à l’humanité lors de la création : « croissez, multipliez-vous, dominez sur toutes choses». Mais le Satan rend ces aspirations mauvaises, en perturbant le regard de l’homme sur elles. Ainsi : s’il est vital pour l’homme de se nourrir, il lui est aussi vital de vivre de biens immatériels : l’attention qu’on lui porte, la tendresse de son entourage, le bien que Dieu lui veut. La réponse de Jésus au Satan git là : l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce que Dieu lui donne en nourriture suressentielle. « Non seulement de pain, mais de tout ce qui sort de la bouche de Dieu ».

Sans doute paraît-il légitime de prendre sa vie en main. De se soigner, de ne pas se rendre malade. L’aspiration à vivre est puissante en l’homme. Mais elle peut trouver une expression dévoyée dans la tentation de se posséder. D’avoir pouvoir sur sa propre vie. Par le suicide, la mort lente et programmée, l’euthanasie. Jésus, sans doute affaibli par un jeûne de quarante jours, ne cède pas à l’illusion de s’envoler vers un monde meilleur… Après tout Dieu n’a -t-il pas promis de te garder… Oui, sans doute, mais non contre lui et ce qu’il commande : Ainsi Jésus répond-il : « Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu ».

Troisième épreuve. Celle de la souveraineté de l’homme sur la cité. Il importe que celle-ci soit gouvernée. Le seul moyen qui soit ici récusé consiste en l’idolâtrie. Adorer celui qui prétend gouverner le monde. Image faite de main d’homme, qui n’a pas d’oreille pour entendre, pas d’yeux pour voir, pas de bouche pour parler. Comment pourrait-elle régner ? Jésus la repousse : vade retro. Il n’y a qu’une adoration véritable. De Dieu. L’hypertrophie du pouvoir et de ses prétentions, fussent-elles scientifiques, commande nos attentes, nos espoirs, nos réactions. Il existe pourtant un soft power que précisément Jésus nous présente aujourd’hui comme une solution. Nous en remettre avant tout à Dieu et à ce qu’il commande. Il y a dans la simple observance du commandement de Dieu un pouvoir étonnant de transformation de l’homme et de la cité. Aucune ordre ou pouvoir politique ne remplacera le commandement de Dieu : « tu ne convoiteras pas, tu ne tueras pas, honore ton père et ta mère… »

P. Ollier

Nouvelle campagne du denier de l’Église

Chers paroissiens et amis de Saint-Etienne-du-Mont, je tiens à vous dire à nouveau : merci ! L’année 2017 s’est bien conclue.

Votre générosité et votre fidélité à Saint-Étienne-du-Mont permettent à notre paroisse d’offrir les services liturgiques, sacramentels, caritatifs et éducatifs qui irriguent spirituellement notre Montagne.

-Depuis le 1er janvier le plan Igloo se poursuit. La paroisse continue à héberger plusieurs personnes de la rue (participation dîner ou nuit : fontenay [at] me.com)

-Durant le carême, des conférences seront proposées chaque jeudi soir sur le thème de l’appel à la sainteté (1ère conférence le jeudi 15 février : l’appel universel à la sainteté).

-Le mardi 13 mars, à 20h 30, une programmation culturelle : projection du film de Dreyer : La passion de Jeanne d’Arc. Improvisations à l’orgue de Thierry Escaich. Entrée libre.

-Le dimanche 18 mars : pèlerinage sur les terres de sainte Geneviève et la tombe de Péguy (départ en bus à 10h, retour 18h. Inscriptions secrétariat, voir mail en bas de page).

-Dimanche 8 avril : pique-nique tiré du sac à 12h.

-Le Cercle Ozanam (formation à la doctrine sociale de l’église), se réunira cette année après Pâques en 4 séances sur le thème : « quel avenir pour l’homme : transhumanisme, l’homme augmenté, la PMA, la GPA ? »

-Dîner de fraternité le 1er juin (des paroissiens invitent des paroissiens. 1ère édition 60 personnes, 2ème 75 personnes).

Pour remplir et poursuivre la mission que le Christ lui a confiée, la paroisse a aussi besoin du soutien matériel de chacun. Le Denier de l’Église est un complément indispensable aux quêtes et aux offrandes des messes et cérémonies. A Saint Étienne-du-Mont il représente 45% de ses ressources. Nous ne recevons ni aide, ni subvention, ni de la ville ou de l’État, ni du diocèse ou du Vatican. C’est pourquoi je me tourne vers vous en ce début d’année 2018.

Les dons au Denier peuvent être faits :

  • Par CB en ligne sur le site jedonneaudenier.org
  • Par prélèvement automatique
  • Par chèque à l’ordre d’ADP-Saint-Étienne-du Mont.

Au nom de la notre paroisse, je vous remercie vivement et vous assure de ma prière et de mon dévouement.

P. Ollier

Semaine du 4 février 2018

En trois temps, je vous livre ici un secret de lecture. On peut lire, en effet, l’évangile, de façon habituelle, en trois temps : 1. le silex de l’évangile, 2. L’étincelle qui jaillit du silex frotté à notre vie, 3. l’attitude chrétienne qui en découle.

Relever le silex ? Ici, une précision géographique. L’évangéliste Marc nous redit (il l’a fait la semaine dernière déjà) que Jésus s’est rendu à Capharnaüm. Ville frontière entre le monde juif et le monde païen à l’époque de Jésus. Ville de commerce et de douane. Une étape importante sur l’un des deux axes principaux qui permettent de parcourir l’ensemble du croissant fertile. La « Via maris », la voie de la mer, qui reliait Memphis en Égypte au golfe persique en passant par Césarée Maritime, Damas, Assur, Babylone. L’autre voie est la « Via Regis ». Elle est munie d’une garnison (la fille d’un centurion en place y est guérie par Jésus). C’est aussi un village de pêcheurs. Ville de résidence et d’emploi de Simon et André. Jésus est sorti de son village ignoré (dixit Nathanaël son disciple) qu’est Nazareth pour s’installer dans l’un des principaux points de passages des armées, des commerçants en Terre Sainte… Au carrefour de tous les courants, de toutes les langues, de toutes les sensibilités. Jésus ne s’est pas terré. Il a parlé là où il avait le maximum de chance de se faire entendre.

L’étincelle ? Une personne m’a rendu visite il y a peu, manifestant son étonne-ment d’avoir vu se présenter, à l’entrée de l’église, pour un Te Deum, des professeurs de la faculté de droit en robe (c’est le terme retenu me semble-t-il) et jabot. Et voici sa réflexion. Comment est-ce possible dans une république laïque ? Il n’y avait pas de malice dans son propos, mais une interrogation suscitée probablement par un bombardement médiatique et politique pour nous faire accroire… que notre république est athée. La république est laïque, c’est-à-dire qu’elle garantit, entre autres, l’exercice libre des cultes et la liberté religieuse des citoyens. Nous pouvons donc parler, affirmer notre foi, dans le respect bien sûr des convictions de chacun. Nous ne sommes pas condamnés à nous taire et personne, je dis bien personne en France ne peut le contester. Aujourd’hui du moins. Nous avons processionné dans les rues de Paris, dernièrement, sans anicroche. Trois chapelles sont présentes au sein de trois lycées publics proches de la paroisse. Un aumônier exerce son ministère spirituel à Normal Sup. … Ne nous laissons pas bercer par cette aigre musique qui nous dénie le droit de parler.

Qu’en résulte-t-il ? Eh bien, parlons sans crainte ! Et si l’on nous reproche de le faire, disons tout simplement que nous en avons le droit, dans le « Capharnaüm » de nos jours.

P. Ollier

« Je sais qui tu es »

Alors que les juifs rassemblés dans la synagogue de Capharnaüm ne découvrirent que l’un d’entre eux était possédé qu’au moment où Jésus chassa le démon, le lecteur de saint Marc a été prévenu de son état dès avant son éclat de voix. Cela n’est pas anodin : l’évangéliste a voulu que nous puissions être sur nos gardes au moment de l’entendre. En effet, la parole des esprits impurs est toujours plus venimeuse qu’elle n’y paraît.

« Qu’y a-t-il de toi à nous, Jésus de Nazareth, es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : le Saint de Dieu ». Cette exclamation semble le cri dépité d’un démon, incapable de se dissimuler plus longtemps face au Verbe fait chair. Mais pour ceux qui ignorent encore la présence diabolique, elle jette le trouble : ce « nous » apparaît désigner les membres de l’assemblée. Ce Jésus serait une menace, quelqu’un dont il faut se méfier.

Le Messie ne s’appuie aucunement sur cette parole, pas même l’affirmation qu’il est le Saint de Dieu. Au contraire de l’homme et de la femme au jardin de la Genèse, il fait taire le démon. En effet, la science de l’esprit impur est stérile : elle n’apporte aucune adhésion, aucune communion, mais déverse bien plutôt des entraves.

Cet épisode est pour nous l’occasion d’une réflexion sur notre con-naissance du Christ. Allons-nous prétendre, en cette année de lecture de l’évangile selon saint Marc, savoir déjà qui est Jésus ou en savoir bien assez ? Jugerons-nous la radicalité de son appel à la conversion comme une bonne nouvelle ou une tentative de nous perdre parce qu’il boule-verse nos habitudes ?

La nouveauté et la puissance de son enseignement qui étonnèrent les habitants de Capharnaüm ne se sont pas émoussées avec les siècles. La parole de Dieu est toujours source de vie et lumière pour l’esprit. Le prêtre qui embrasse l’évangile après sa proclamation prie à voix basse : « Que cet Évangile efface nos péchés », qu’il efface plus particulièrement celui de penser n’avoir plus rien à découvrir du Christ.

Père G. Würz

Il y a un appel urgent

Jésus appelle les premiers disciples qui, aussitôt, laissent tout pour se mettre à sa suite. La réaction immédiate et spontanée des disciples fait penser à une urgence à laquelle il faut répondre. Une urgence que le Seigneur rappelle lorsqu’il envoie pour proclamer sa parole à Ninive : « Encore quarante jours et Ninive sera détruite ». Il y a comme cette invitation de Jonas, cet ordre pressant : « Dépêchez vous », le Royaume de Dieu vient, dans la mesure où le peuple se convertit. Comme dira Saint Paul, le temps est limité et « c’est maintenant le temps favorable, c’est le temps du salut.. »

Si les disciples laissent tout, quittent tout, c’est qu’ils percevaient, eux aussi, cette urgence. Il fallait se lever, être éveillé ou se réveiller ; c’est une entrée dans le dynamisme du temps qui va avec une dimension de résurrection. Il y a comme une pierre d’attente en eux, quelque chose qui n’avait pas trouvé un accomplissement, un désir de servir, un désir de transmettre.

L’appel de Dieu peut être un appel au ministère sacerdotal ou une consécration dans la vie religieuse, mais aussi à la vie familiale ou matrimoniale, dans le mariage, il y a différents appels, tous sont nobles, et répondent à une mission voulue et confiée par le Seigneur.

Cela me pousse à dire que les temps sont encore favorables. Parce qu’on se dit que bon nombre de nos concitoyens, aujourd’hui, ne sont pas très motivés pour la pratique religieuse. La question de Benoît XVI, lorsqu’il a publié son encyclique sur l’Espérance est réelle : est-ce que l’Espérance chrétienne a encore une validité aujourd’hui, Est-ce que le message de l’Évangile a encore une pertinence ?

Aujourd’hui, le Seigneur nous appelle et nous interpelle. Chacun d’entre nous est invité à suivre cet appel qui est urgent, parce qu’il y a l’urgence du temps. Il y a une urgence de fraternité, une urgence d’unité, une urgence sur des questions sociales et morales d’actualité. Alors, il faut demander vraiment cette grâce de l’audace, cette audace qui vient de l’urgence, parce que les temps sont des temps d’annonce, de nouvelle évangélisation. Cette audace qui vient aussi du Saint Esprit, qui nous fait annoncer un Dieu qui nous appelle des ténèbres à son admirable lumière.

P. Anatole DEDEGBE.

Journée mondiale du migrant et du réfugié

Le 14 janvier 2018, l’Église catholique célèbre la journée mondiale du migrant et du réfugié.

Mondiale, car vous le savez, la migration est un phénomène qui a toujours accompagné les humains depuis que les hommes sont sur notre terre. Cette migration a deux origines principales :

  • les rivalités de clans à clans devenues des guerres obligeant les personnes
    à quitter leur pays pour survivre contre l’oppresseur
  • les changements climatiques qui appauvrissent les sols, assèchent les cours d’eau conduisant à la famine et à la mort. Des hommes et des femmes migrent vers des lieux plus propices à leur survie. 2018 ne diffère en rien du passé, notre terre est la proie de nombreuses guerres de toutes causes et le dérèglement climatique, loin d’être jugulé, rend certaines régions du globe inhabitables. Ce sont les réfugiés et migrants d’aujourd’hui.

Il ne sert donc à rien de jouer l’autruche ou de critiquer tel ou tel gouvernement car la France, comme toute l’Europe, demeure une région riche où nous pouvons encore partager un peu de cette richesse en accueillant, non pas toute la misère du monde, mais en faisant ce que le Christ nous a demandé : « Aimez vous les uns, les autres ». Cette année notre Pape a choisi pour thème « Accueillir, protéger, promouvoir, intégrer ». La Pastorale des migrants de notre archevêché met particulièrement l’accent sur les
deux premiers actes : Accueillir et protéger.

Nous savons que beaucoup d’entre vous accueillent de manière indirecte les migrants qui se mélangent souvent aux pauvres de notre environnement, et il faut saluer les maraudeurs qui le mercredi sillonnent, dans le début de la nuit, les rues de notre quartier pour apporter, par leur présence et quelques aliments, un peu de chaleur humaine à ceux qui en manquent tellement ; les repas partagés et le Plan igloo qui permet d’accueillir pendant deux mois des sans-abris en leur apportant le gite et le couvert. Mais cela est l’action d’une minorité de paroissiens. Alors nous les autres, que
faisons-nous ?

Bien sûr notre paroisse, si elle est très belle, n’est pas très grande, et seuls nous ne pouvons pas accueillir et protéger tous les migrants arrivant quotidiennement sur Paris. Mais nous pouvons nous unir à d’autres paroisses voisines pour apporter notre aide car on manque de bénévoles pour l’apprentissage de notre langue, pour l’accueil, l’écoute et les renseignements de base à donner à ceux qui arrivent à Paris. On manque également d’argent pour louer des logements. Certaines paroisses mutualisent leurs dons avec l’appui d’intermédiaires efficaces comme l’Association Ste Geneviève. Enfin on peut également participer à un certain nombre d’œuvres qui sont déjà efficaces dans l’aide aux migrants comme le Secours Catholique ; elles ont toujours besoin de bonnes volontés. Paroissiens de Saint-Etienne-du-Mont, les migrations continueront pendant encore longtemps, alors réfléchissons en notre âme et conscience à ce que nous pouvons offrir, en 2018, de notre temps, de notre argent, pour nous unir à toutes les actions déjà en cours et remercier le Seigneur de nous donner quelque chose à faire pour son Royaume en balbutiement sur notre terre.

Monique Adolphe
(plateforme diocésaine : tous appelés à agir)

01 84 79 09 09 refugies.solidarite [at] diocese-paris.net

«Un avenir et une espérance »

Noël sonne comme une promesse.
Une promesse de biens, d’espérance et d’avenir, tout simplement !
Avenir d’une enfance. Avenir d’une jeunesse.
Celle de cet enfant sur la paille endormi.
Celle de tous les enfants de la terre, y compris ceux de Bethléem.
Une espérance et un avenir. Étoilés.
Comme ces étoiles qui brillent dans le regard des enfants cette nuit.
De l’espoir d’être comblé, malgré la nuit ou même à cause d’elle.
De ces étoiles qui nous font lever les yeux sans crainte de ne plus les voir.
De cet avenir que nous ouvre le sillage de l’étoile.
Si nous la suivons.
En nos cœurs enflammés
En nos consciences illuminées.
En nos audaces éclairées. L’audace de voir au-delà. D’un visage, d’un corps, d’un esprit, d’une histoire. Un au-delà déjà inauguré quand notre générosité se fait inventive. Quand nous allons, sans crainte, au devant du malheureux pour le consoler, le rassasier avec les quelques gouttes de bonté qui sont sa seule espérance et notre avenir. L’amour de Dieu répandu en nos cœurs par Jésus en la terre.

Père Jacques Ollier

Joyeux Noël de paix à vous et à tous ceux que vous aimez !

Témoins

Jean le Baptiste a rendu témoignage à Celui qui venait dans la chair. Le temps de l’Avent nous rappelle que nous sommes, à notre tour témoins de Celui qui vient dans la gloire.

Or cette tâche n’est pas simple. Nous sommes parfois tentés de nous y dérober. Serons-nous à la hauteur, nous écoutera-t-on ? Et si l’on nous conteste, aurons-nous la puissance de convaincre ? La contemplation du Précurseur contribue à nous redonner courage.

Le début de l’Évangile insiste sur le fait que Jean Baptiste n’était pas la Lumière. Il Lui rend témoignage tout en sachant qu’il ne L’est pas. Cela manifeste une certaine audace. Il est prêt à être contesté sur ce point. Et, de fait, cela ne manque pas : on l’interroge « Es-tu le Messie, Élie, le grand Prophète ? » Autrement dit, quelle est la légitimité de ta prise de parole ? En quoi ton identité te permet-elle d’interpeller ainsi ?

A cette interrogation Jean répond avec une grande humilité et le texte le souligne : « il confessa, il ne nia pas, il confessa : ‘Je ne suis pas le Christ’ ». Il repousse la tentation d’occuper cette place qu’on serait prêt à lui donner. Il y avait, dans le peuple alors, une vraie attente, un peu fiévreuse, d’une figure nouvelle. Il ne se substituera pas à celui qu’il n’est pas. Il accepte d’être, en quelque sorte, décevant par rapport à l’aspiration de ceux qui le questionnent. Il ne fait pas de signes extraordinaires, aucun miracle. Il n’est qu‘ « une voix qui crie dans le désert. »

Pourtant, il ne se laisse pas détourner par ceux qui lui reprochent d’agir, de baptiser. S’il n’est pas lui-même la Lumière il n’a pas été envoyé pour rien. Dans sa faiblesse et sa pauvreté réelles, il n’est pas digne de délier la courroie de la sandale de Celui qui vient, mais il a été choisi pour le manifester au monde : « Il vient derrière moi ».

À l’école de saint Jean Baptiste, puissions-nous prendre pleinement au sérieux le sacrement de notre Confirmation qui fait de nous les envoyés de Dieu jusqu’aux extrémités de la terre parisienne. Puissions-nous entrer dans cette confiance audacieuse et émerveillée : Dieu a voulu se laisser annoncer par nous, même en
notre petitesse.

Avec sa grâce, ne nous dérobons pas.

Père G. Würz

Prière de l’Avent

« Ô Jésus vivant en Marie,
venez et vivez en Vos serviteurs,
dans votre Esprit de sainteté,
dans la plénitude de votre Force,
dans la vérité de vos Vertus,
dans la communion de vos Mystères.
Dominez sur tout pouvoir,
par votre Esprit,
pour la gloire de votre Père.
Amen »

Jean-Jacques Olier

« Le Pape François a nommé, jeudi 7 décembre, Mgr Michel Aupetit archevêque de Paris. Le cardinal André Vingt-Trois est nommé administrateur apostolique du diocèse de Paris jusqu’à la prise de possession canonique de Mgr Aupetit, le 6 janvier.
Nous prions pour l’un et pour l’autre. Qu’Il accorde au Cardinal Vingt-Trois un repos bien mérité. Nous aurons l’occasion de rendre grâce avec lui pour son ministère apostolique à Paris le samedi 16 décembre, à Notre-Dame de Paris, à 10h30, lors de l’eucharistie. Mgr Aupetit est bien connu du diocèse de Paris dont il a été prêtre et évêque auxiliaire, et de notre paroisse puisqu’il a présidé plusieurs fois la solennité de sainte Geneviève. Nous prions pour lui auprès du tombeau de notre sainte patronne. »