Dans le dynamisme spirituel de l’Esprit Saint

L’Esprit Saint que reçoivent ce dimanche les enfants, les jeunes et les adultes de la paroisse, est au commencement de toute œuvre bonne.
Il est au commencement de la création : l’Esprit plane sur les eaux primordiales et les rend aptes à porter la vie.
Il est au commencement des vocations des prophètes dans l’Ancien Testament. Il consacre les rois au début de leur règne (parfois indigne).
Il est au commencement de la vie de Dieu en l’humanité, lorsqu’à Nazareth la puissance de l’Esprit rend Marie, Mère de Dieu en la terre.
Il est au commencement de son ministère public, lorsqu’il sort des eaux du Jourdain et que l’Esprit descend sur lui comme il planait au-dessus des eaux de la création. Il est au commencement de l’Église, au jour de la Pentecôte.
Il est au commencement de notre vie humaine, selon la manière dont les chrétiens envisagent l’humanité, corps, âme, esprit. C’est cet esprit en nous ou qui est nous à qui parle l’Esprit de Dieu. Nous sommes capables d’entendre Dieu parce que nous sommes spirituels par naissance.
Il est au commencement de notre vie chrétienne, dans le baptême.
Il est au commencement de notre maturité chrétienne dans le sacrement de la confirmation par lequel nous devenons pleinement chrétiens (il faut être confirmé pour pouvoir se marier, être parrain ou marraine de baptême, pour recevoir le sacrement des malades).
Il est au commencement de la consécration du pain et du vin à la messe, lorsque nous évoquons sur eux la puissance de l’Esprit :
« Sanctifie ces offrandes en répandant sur elles ton Esprit ; qu’elles deviennent pour nous le corps et le sang de Jésus, le Christ, notre Seigneur » disent les célébrants dans la prière eucharistique.
Cette épiclèse manifeste la primauté de l’action divine dans la liturgie. Sans son opération sanctifiante la parole des prêtres et celle de la communauté ne sauraient aboutir, ni actualiser vraiment l’Alliance Nouvelle et le sacrifice du Christ. Au-delà de l’acte central de l’Eucharistie, c’est tout acte liturgique qui exige la primauté de l’agir divin de l’Esprit, tel qu’il est exercé par les prêtres.
C’est tout acte bon des chrétiens qui trouve aussi son origine dans le dynamisme spirituel de l’Esprit Saint.
A chacun de nos commencements, au début de nos journées, au début de nos entreprises habituelles ou extraordinaires, au tournant de nos vies, demandons à l’Esprit Saint de venir nous porter au-delà de nous-mêmes, dans un amour d’offrande toujours plus grand.
P. Jacques Ollier