Horaires vacances de février

Du samedi 17 février au dimanche 4 mars 2018 :

Ouverture de l’église

  • du mardi au samedi : de 10 h à 12 h et de 16 h à 19 h 45
  • le dimanche : de 10 h à 12 h et de 16 h 30 à 19 h 45

Messes

  • du mardi au vendredi : 18 h 45
  • Samedi : messes à 11 h et 18 h 45 (messe anticipée du dimanche)
  • Dimanche : messes à 11 h et 18 h 45

Carême

Mercredi des cendres (14 février)

  • Messes à 9 h, 12 h 15, 18 h 45 et 21 h

Conférences de carême

 

Les rendez-vous des prochains jours

La vie de la paroisse

Conférences de carême 2018

Thème : « La sainteté, une vocation » Chaque jeudi de Carême à 20 h 30 : 15, 22 février et 1er, 8, 15 et 22 mars, au 53 rue de la Montagne Sainte-Geneviève

Pèlerinage paroissial

Pèlerinage paroissial 18 mars 2018 De 10 h à 18 h : Pèlerinage sur les terres de sainte Geneviève en Seine-et-Marne où tomba Charles Péguy. Réservez dès maintenant cette date. Départ en bus à 10h00 Messe à Villeroy à 11h … Lire la suite

L'éditorial de la semaine

Les trois tentations du Christ

Les trois tentations du Christ, la tentation de la nourriture, la tentation de la souveraineté sur la vie, la tentation du pouvoir, résument toutes les tentations auxquelles l’humanité est confrontée.

Tentations, épreuves. Comme le fait remarquer avec bonheur Romano Guardini, les tentations répondent fondamentalement à des nécessités, des aspirations profondes de l’homme. Celle de s’alimenter, de survivre, de régner.

Elles correspondent aux trois demandes adressées par Dieu à l’humanité lors de la création : « croissez, multipliez-vous, dominez sur toutes choses». Mais le Satan rend ces aspirations mauvaises, en perturbant le regard de l’homme sur elles. Ainsi : s’il est vital pour l’homme de se nourrir, il lui est aussi vital de vivre de biens immatériels : l’attention qu’on lui porte, la tendresse de son entourage, le bien que Dieu lui veut. La réponse de Jésus au Satan git là : l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce que Dieu lui donne en nourriture suressentielle. « Non seulement de pain, mais de tout ce qui sort de la bouche de Dieu ».

Sans doute paraît-il légitime de prendre sa vie en main. De se soigner, de ne pas se rendre malade. L’aspiration à vivre est puissante en l’homme. Mais elle peut trouver une expression dévoyée dans la tentation de se posséder. D’avoir pouvoir sur sa propre vie. Par le suicide, la mort lente et programmée, l’euthanasie. Jésus, sans doute affaibli par un jeûne de quarante jours, ne cède pas à l’illusion de s’envoler vers un monde meilleur… Après tout Dieu n’a -t-il pas promis de te garder… Oui, sans doute, mais non contre lui et ce qu’il commande : Ainsi Jésus répond-il : « Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu ».

Troisième épreuve. Celle de la souveraineté de l’homme sur la cité. Il importe que celle-ci soit gouvernée. Le seul moyen qui soit ici récusé consiste en l’idolâtrie. Adorer celui qui prétend gouverner le monde. Image faite de main d’homme, qui n’a pas d’oreille pour entendre, pas d’yeux pour voir, pas de bouche pour parler. Comment pourrait-elle régner ? Jésus la repousse : vade retro. Il n’y a qu’une adoration véritable. De Dieu. L’hypertrophie du pouvoir et de ses prétentions, fussent-elles scientifiques, commande nos attentes, nos espoirs, nos réactions. Il existe pourtant un soft power que précisément Jésus nous présente aujourd’hui comme une solution. Nous en remettre avant tout à Dieu et à ce qu’il commande. Il y a dans la simple observance du commandement de Dieu un pouvoir étonnant de transformation de l’homme et de la cité. Aucune ordre ou pouvoir politique ne remplacera le commandement de Dieu : « tu ne convoiteras pas, tu ne tueras pas, honore ton père et ta mère… »

P. Ollier

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